Un point deux vues

Jacqueline Lipszyc – Jean Pol Stercq

 

<Un point deux vues>
“peintures, photographies”

 

du 9  au 28 mars 2009

 from 9 to 28 mars 2009

“Chez Jacqueline Lipszyc, la peinture seule est nue. Peinture à vif, contre l’indifférence des regards.

Car le corps est vêtu d’espace peint. Espace corporel vêtu de peinture … Car la peinture dit notre peau véritable et
le corps apparent cache le corps réel qui n’ose exister. Et le corps de la peinture plus cru et plus grand que le corps réel, habite seul le pays des tableaux.

Dans l’ordre des références, on peut voir des sources expressionnistes, une proximité peut-être de l’abstraction
gestuelle, le rapprochement brûlant d’une beauté rude, convulsive et globale, et le surgissement d’un dessin
implacable, aigu et libre.
Corps peint, corps monstre.
Lipszyc évite le piège des belles apparences où le regard s’engloutit. Le dedans et le dehors du corps, peints dans
le même instant beau et cruel, disent le sublime et l’atroce du corps uni et séparé.

L’artiste ne masque pas l’irréductible du corps, son infracassable présence, et l’énigme si troublante d’exister dans
un sac de peau. Espace épuré vide de tout repère, corps nus, exhibés sans aucune échappatoire. Aveuglante clarté d’un regard fasciné. Lipszyc fracasse le miroir des habitudes, elle tue le corps narcissique.
Cruauté et compassion mêlées.
Absolu face à face.”  Christian Noorbergen – Historien d’Art
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Jean Pol STERCQ
Né en Belgique en 1943, a poursuivi des études à l´Ecole de Photographie de la Ville de Bruxelles
de 1967 à 1969.
Dans les années 1970, photographe du Journal Tintin et auteur de la photographie d’Hergé ayant servi de support
à Andy Warhol pour la réalisation des portraits du créateur de Tintin.

Photographe régulièrement exposé, spécialisé dans le portrait, il réalise pour le compte du Musée d´Art Moderne
de Bruxelles des reportages sur les plasticiens.
Il s´est installé à Paris en 1976 où il réside actuellement.
En 1994, il fait don dune collection importante de documents photographiques au Musée de la Photographie à Charleroi.

Après avoir saisi sur le vif les instantanés d´une centaine d´écrivains belges d´expression française,  il publie
son livre Tirages de Têtes, avec des textes poétiques de Werner Lambersy et une   introduction de Jean-Jacques Brochier.

Depuis, il n´a cessé de montrer ses travaux en France   comme en Belgique (Bruxelles, Liège, Paris, Le Havre, Neuilly, Tarbes, Le Mans, Quimper,   Avignon, Châteauroux…).
“Son art est celui d´un poète discret, ennemi de l´emphase, soucieux d´exprimer le plus possible  de richesse humaine avec tact, réserve, fidélité” dit de lui” Max-Pol.

Jean-Pol STERCQ / Jacqueline LIPSZYC

Notre approche a pour but de mettre en valeur et de confronter deux points de vue sur l’humain, celui du peintre
et celui du photographe.
Nous avons entrepris ce travail depuis 1993, et réalisé deux expositions, dont celle au Musée Bertrand de
Châteauroux en 1997.
Le travail du photographe et celui du peintre sur le corps humain s’attachent essentiellement à rendre la vérité
des êtres.
Explorant le corps des mêmes modèles, nous avons travaillé en symbiose pour essayer de transcrire l’émotion contenue dans la forme.
Deux points de vue qui s’affrontent et se complètent.

2009       Exposition “un point deux vues” La Capitale Galerie, Paris