Philibert Charrin

Hommage à Philibert-Charrin

(1920-2007)

 

du 3 décembre 07 au 5 janvier 2008

from 3 december-2007 to 5 january-2008

“Il avait horreur des mots et citait Matisse : “En art ce qui peut  se dire avec des mots ne compte plus” puis cachait derrière le rire, l’ironie, l’humour son humanité profond. C’est dire la crainte que peut éprouver un peintre à simplement parler, quand il nous quitte, d’un autre peintre qu’il aimait.

Lorsque, baptisée par lui “Cosette” une vielle femme chemine en quelques traits sous le dessin de Philibert;  lorsque sous son crayon un “Chemineau”, pesant du sac qu’il porte, dit toute la misère du monde; lorsque la vaste espace de la plage de Mesnil-Val surgit de quelques hachures surprenantes de simplicité; que la gracilité nue “d’Eglantine” resume en quelques traits sûre et sensibles la fragilité d’une femme, ou que le chien”Vend Gence”à peine esquissé, vous regarde fixement, on sait qu’il y a là du grand art et l’on songe à une tradition issue de Daumier et de Forain.

Et cette humanité se retrouve dans l’oeuvre peint, aux Tuileries, à Puteaux, en bord de Seine, dans les autoportraits et les natures mortes où Philibert introduit dans une matière apparemment épaisse- telle que l’école de Lyon dont il était issu la pratiquait-la force d’accents largement affirmés et pourtant nuancés, transparents et subtils qui livrent et transmettent la mesure de son émotion-où tout est dit par la contraire meme de l’habilité.

Plus tard viendront les collages, parfois riants, parfois austères, pétillants d’une invention inlassablement illimitée…et ce sera une autre page- et pourtant la meme- de la vie d’un peintre dont l’indépendance, la chaleur humaine, la culture et l’exigence de vérité ont comme préservé, en notre très difficile époque, l’intimité d’un grand talent.

Au revoir, cher Philibert : ton oeuvre est là.” Philippe Levantal-2007

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