Berthe Lutgen

Berthe Lutgen

Berthe Lutgen vit et travaille à Betternbourg /Luxembourg

1935      née à Esch sur Alzette (Luxembourg)
1959-61 études à l’école Nationale Supérieure des Beaux-arts, Paris
1962       études à la « Kunstakademie » de Munich
1962-63 groupe expo, Cercle Artistique, Luxembourg
1965-67 exposition personnelle, galerie Horn, Luxembourg
1968      Galerie Gabriel, Mannheim/Allemagne, expo groupe « Situation de l’Art Moderne au Luxembourg
1969       « initiative 69 », Luxembourg
1972-76 études à la « Staatliche Kunstakademie  Düsseldorf»
1979-96 études à la « Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität », Bonn
1982      Villa Vauban, Luxembourg, „la femme dans la peinture luxembourgeoise“
1985      Villa Vauban, Luxembourg, « L’autoportrait dans la peinture luxembourgeoise »
2001      Galerie d’Art du Théâtre d’Esch sur Alzette, rétrospective
2002      Participation au 28em salon des antiquaires et de l’Art contemporain, Luxembourg
2006      La capitale Galerie, Paris (expo groupe- en permanence)
2008      La Capitale Galerie, Paris (exposition personnelle ) La Capitale Galerie, Paris (peinture des années 50-60)

“Mon travail se présente sous deux aspects. Il est de tendance réaliste en ce sens qu’il se réfère à la femme, la femme dans la société et l’imagerie y afférente comme dans l’art. Il s’agit là d’une option prise à la fin des années soixante et qui est restée à la base de mes démarches jusqu’à aujourd’hui. Par contre sur le plan de la mise en oeuvre des moyens d’expression, de ce qu’il est convenu d’appeler le style, je m’autorise toutes les libertés. Elles touchent aux formats ; aux techniques employées, à la représentation : autoportraits, portraits, figures, formes abstraites, reproduction voire introductions d’objets, et à la composition selon le sujet central, selon les données « encadrements » ou « quadrillages », selon le mode abstrait, selon le principe du collage.

Avec le nu j’aborde un sujet consacré par l’histoire de l’art. Je dirais d’emblée qu’il ne m’intéresse pas en tant qu’objet du désir et moins encore d’exhibition. Il sera pour moi l’expression d’une féminité assouvie en harmonie avec elle-même, préconisant un monde en paix. C’est la mise en évidence de ce signifié par connotation qui me porte entre autres à détourner ou à recomposer des motifs de la peinture classique tels que le Jardin des délices ou la Pastorale.”
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“My artistic proceeding is twofold: It is realistic as far as it refers to women, women as seen in their social surroundings and the images pertaining to them as in art. This became an option for me in the late 1960ies and it has been underlying my work right up to the present day. Stylistically I grant myself absolute freedom as far as size, techniques, rendering of figures and shapes go: Self-portaits, portaits, shapes and figures, abstract forms, copies…my technique may include objects as part of a composition, depending on the starting point, the given theme.There may be a particular type of framing, or a grid, an abstract approach or a collage.

With the nude I try to tackle a topic firmly established in art. I should like to firmly emphasize that I do not view the naked female form as an object to be desired or on exhibition. To me it is the expression of womanhood gratified, at peace with itself and the world.

The signified in my work allows for classical motifs, such as the Garden of Delights or the pastoral, to be either distorted or recomposed.”