Marie-Hélène Castier

Marie Hélène Castier vit et travaille à Paris Est née en 1944 à Paris. En 1964,  elle abandonne ses études supérieures de lettres classiques pour se consacrer complètement à la peinture. A présent, elle ne comprend  plus rien à la peinture. …mais fréquente tous les jours le Louvre. Elle y étudie et copie les œuvres de toute  époque, de toute  civilisation. En 1970, elle se retire à Varsovie. Au contact d’une réalité proche de celle qu’elle a connue à Paris, … En 1974 pouvant revenir sur Paris, elle va faire une rencontre décisive: celle de Pierre Bruguière qui présente son travail au public. Il rend aussi objectif à ses propres yeux qu’elle est Peintre. Il lui permettra, en outre, de tisser une relation concrète avec les peintres du XXe siècle qu’elle n’a pu directement connaître : Arp, Miro, Mondrian, Kandinsky, Giacometti, Léger, Laurens, Gonzalès, Gris…

Thème après thème, par la peinture, parfois par la sculpture et la mosaïque, ces derniers temps par le vitrail, Marie-Hélène Castier semble vouloir épuiser tous ses intérêts… 2014    Exposition personnelle, Capitale Galerie, Paris “peinture, sculptures” A l’occassion de la sortie de 3 premiers  volumes du catalogue raisonné, 1964-2013) Extraits de presse et de textes: Elle peint, parce que peindre est aussi naturel que de penser et de parler. P. G. Bruguière, catalogue de l’ exposition Castier, Chattaway, Hélion, Marks, Robin, Roux, Ruhl.

*** La réalité, un sentiment concret de ce qu’est l’être d’un objet, est infiniment complexe selon la richesse du cœur et de la finesse d’un esprit qu’anime un désir de connaître.Elle explore la vision. La vision est l’opération intellectuelle d’un discernement dans la forme qui réalise. P. G. Bruguière -1979, plaquette de l’exposition du théâtre de Colombes. *** Tout parait simple et naturel, mais c’est mieux : à regarder  de plus près quelque chose passe, une émotion, celle qui  nous habite…Quand on s’oublie dans le mémoire. Jean-Jacques Lévêque, Les Nouvelles littéraires-1982 *** Il faut s’arrêter devant les paysages, les ateliers, les natures mortes de Bollo, Robin, M-H Castier, Remzi et Brudieu dans leur climat étrange et mystérieux…Jeanine Warnod, Le Figaro, à propos du contre-salon de Montrouge-1982 *** Marie-Hélène Castier est un peintre qui nous apprend à regarder et à voir. Quoi de plus confus qu’une forêt?… Elle n’y cherche pas une trouée ni des lignes qui encadrent ou ordonnent. Mais nous ne sommes pas perdus pour autant,  plutôt errant au lointain d’une forêt qui nous devient familière soudain. André Dhôtel, exposition au musée Rimbaud-1987.

*** Pour Marie-Hélène Castier, la réalité de la peinture semble être ainsi faite qu’elle stimule de ses feux la vision ordinaire, elle la bouscule et la féconde au point que d’un ordre, imposé, elle compose un territoire personnel. En cet espace elle noue des rapports apparemment simples avec les figures et les objets qui l’attirent et qu’elle s’obstine à fixer selon les ressorts d’un imaginaire auquel il ne peut être reproché d’être sec ou convulsif…N’essaie-t- elle pas, ce faisant, d’approcher selon divers angles un point de non- retour, que je renommerai volontiers et pour la clarté de cette présentation, le noyau de sensibilité actif ? Lucien  Curzi, exposition  au musée Rimbaud-1987 *** Des souvenirs de soleil sur le parquet clair l’emplissent de joie.Les petites peintures faites alors se différencient des coloriages enfantins habituels : elles  n’incitent pas aux désignations (l’arbre, ses branches, les cailloux, les flammes…). Au contraire s’engage le désir passionné de restituer sur le papier l’âpreté et la douceur des choses dans leur mutualité confondante. Choses perçues et touchables ; terre, herbe, mer mêlée aux rochers et choses à jamais inaccessibles à l’épiderme.  Maurice Béreau, Poucet dans les bois-1988.

*** Dans ses dessins comme dans ses bronzes, cette artiste cerne l’essentiel dans une figuration vigoureuse et  virile. Ce n’est pas la grâce qui est recherchée dans ces œuvres au modelé grumeleux  empreintes d’une  sorte de rusticité noble, mais la force et la pesanteur. Parallèlement, dans ses toiles grises, brunes et beiges,  Castier  nous parle de la ville qu’ anime un flot de voitures… quelle poésie.  Marc Hérissé, La Gazette Drouot-1989.

*** …Cette profondeur serait pour ainsi dire au premier plan.  Ce qui se manifeste est donc pur jaillissement, étranger à tout calcul de distances.  Il n’y a plus ni distance ni proximité.  C’est la lumière même devenue impénétrable au-delà de toute analyse coutumière…un éclatement de tous les silences.  L’heureuse fortune d’un paradis naturel, jamais défini, tout entier dans son vœu d’exister et ne devant sa vie qu’à une présence devenue inévitable. André Dhôtel-1991, exposition galerie La Trace-1992. *** Donner vacances aux yeux les laisser librement regagner leur univers du visible y pénétrer à leur suite voir longuement et inlassablement… Germain Viatte, Directeur coll. du Musée d’Art Moderne, ex. au Musée Carnavalet-1992  « 10 peintres, un sculpteur, La rue de Bourgogne »Hélion, Roux, Schauer, Marks, Ruhl, Robin, Castier, Couchat, Remzi, Rigourd, Chattaway.

** Ni par les mots, ni par les images Il ne s’agit de créer un monde ou inventer un sens. Libérée de tous ces accessoires que certains veulent nous faire prendre pour la peinture, Marie-Hélène Castier  prend le risque de s’aventurer dans l’étonnante complexité des choses. Pour chaque motif il faut tout réinventer, tout mobiliser pour rendre permanent l’instant d’émotion, l’instant d’illumination où s’est nouée la vision.   Jean-Luc Rivoire-1997 *** Marie Hélène Castier lives and  works in Paris 2014     Solo exhibition, “La Capitale Gallery”, Paris

Biography : Marie-Hélène Castier was born in 1944 in Paris…In 1964 she left college, where she was studying literature, to devote herself to painting. …She worked on her own, going to the Louvre every day, studying and making copies of works of all epochs and civilizations. … In 1974, able to return to Paris, she met someone who would prove to be pivotal: Pierre Bruguière, who presented her work to the public. In addition, he gave her the possibility to see for herself that she was in fact a Painter. Besides this, he allowed her to forge an authentic link with 20th century painters she had not been able to know personally: Arp, Miro, Mondrian, Kandinsky, Giacometti, Léger, Laurens, Gonzalès, Gris. … Theme after theme, by painting, sometimes by sculpture and mosaic, more recently by stained glass, Marie-Hélène Castier seems to wish to use up all her interests… Extracts of reviews and texts: She paints because to paint is as natural as thinking and talking. P. G. Bruguière, catalogue de l’ exposition Castier, Chattaway, Hélion, Marks, Robin, Roux, Ruhl. *** Reality, a concrete feeling of what the being of an object is, is infinitely complex, according to the fullness of the heart and the subtlety of the spirit that animates the desire to know. She explores vision. Vision is the intellectuel operation of a discrimination in the form which makes real. P. G. Bruguière-1979, plaquette de l’exposition du théâtre de Colombes. *** Everything seems simple and natural, but it is better than that. When watching more closely, something comes though: an emotion, the emotion that lives in us when we don’t rely on memory. Jean-Jacques Lévêque, Les Nouvelles littéraires-1982. *** You must stay in front of the landscapes, studios, still lives of Bollo, Robin, M.H. Castier, Remzi and Brudieu, in the strange and mysterious climate …Jeanine Warnod, Le Figaro – à propos du contre-salon de Montrouge-1982. *** Marie-Hélène Castier is a painter who teaches us how to look and to see.  What is more confused than a forest?  … She does not look for a breach, or for lines which frame or give order.  But for all that we are not lost, rather wandering in the depths of a forest that suddenly becomes familiar to us. André Dhôtel, exposition au Musée  Rimbaud – 1987. *** For Marie-Hélène Castier the very nature of painting is to stimulate and ignate ordinary vision. She upsets it and makes it fruiful up to the point that from a set order she makes a personal territory. Lucien Curzi – Exposition au musée Rimbaud -1987. *** In her drawings as well as her bronzes, this artist catches the essence of things and figures it with vigour and virility. In these gritty coutured works tinged with a sort of noble and rustic simplicity, it is not grace that is looked for but strength and gravity. At the same time, with her paintings mostly grey, brown and beige, Castier tells us about the town bustling with cars… No lyricism but so much poetry. Marc Hérissé, La gazette D.-1989. *** …This depth would be so to speak in the foreground.  What shows itself is thus pure outpouring, foreign to any calculation of distances.  Distance and proximity are no more.  It is light itself become impenetrable beyond all ordinary analysis…a bursting of all silence. The good fortune of a natural paradise, never defined, entire in its wish to be and owing its life simply to a presence that has become unavoidable. André Dhôtel-1991, exposition galerie La Trace-1992. *** Let the eyes be free allow them, unhindered, to recover their world of the visible then penetrate it to look at length and without flagging… Germain Viatte, Directeur des collections du Musée d’Art Moderne, exposition au Musée Carnavalet – 1992. « 10 peintres, un sculpteur, La rue de Bourgogne » avec Hélion, Roux, Schauer, Marks, Ruhl, Robin, Castier, Couchat, Remzi, Rigourd, Chattaway *** Neither through words nor through images, it has nothing to do with creating a world or build up a meaning. Liberated from all those accessories that other artists want to make us call painting, Marie-Hélène Castier risks an adventure in the stunning complexity of things. For each motif everything must be reinvented, everything must be mobilized to give permanence to the instant of emotion, the flash of inspiration where vision is woven. Jean-Luc Rivoire – 1997. Traduction du français à l’anglais par Chantal Lagny et Julian Arloff.

 

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